26/11/2012

Le parcour étape par étape

Étape 1 Lima - Pisco

·         Liaison : 250 km

·         Spéciale : 13 km

La sélection n’attendra pas longtemps, mais pour l’heure, la mini-spéciale proposée aux abords de Pisco servira essentiellement à répartir les pilotes selon des tranches de niveau, appelées à de nombreuses recompositions. L’entrée en matière n’est pas aussi corsée que le breuvage qui fait la renommée de la région mais la carte postale est particulièrement soignée. La concentration demandée sur les quelques kilomètres chronométrés laisse encore place à l’admiration. Toutefois, le ton léger et le pilotage décontracté, autorisés pendant cette première journée, ne doivent pas conduire à une méprise : le Dakar est bien commencé.

Etape 2 Pisco - Pisco

·         Liaison : 85 km

·         Spéciale : 242 km

Comme chaque année, plus d’un quart des concurrents découvre le Dakar. Avec cette étape, ils seront immédiatement plongés dans un environnement sablonneux et enjamberont des dunes plutôt dociles. Les premiers exercices leur laisseront l’opportunité de se régler, de tester des techniques de volant, mais aussi de goûter aux joies du pelletage pour certains, tandis que quelques moteurs connaîtront leurs premières surchauffes. Pendant cette étape 100 % sable, les petites frayeurs de début de spéciale ne priveront pas l’essentiel des pilotes et copilotes d’un régal visuel permanent. Sur l’échelle de l’esthétisme, on flirte déjà avec le top niveau.

ETape 3 Pisco - Nazca

·         Liaison : 100 km

·         Spéciale : 243 km

Il est prévu que le ton monte dans les habitacles, en même temps que le niveau de stress. Sur les 100 premiers kilomètres, un test majeur sera passé pour les binômes récemment constitués, par exemple. Les Sud-Américains ont repris à leur compte le terme « Erg », qui définit avec le plus de justesse l’enchaînement de dunes à négocier au petit matin. Tous ceux qui le passeront sans s’arrêter, y compris en tête de course, pourront laisser échapper sans rougir un « ouf » de soulagement. Comme première récompense, ils profiteront d’un trajet de bord de mer dans la deuxième moitié de spéciale. Mais le répit s’avère de courte durée, car les pistes à emprunter dans le final demandent également du doigté et de la vigilance.

Étape  4      Nazca - Arequipa

·         Liaison : 429 km

·         Spéciale : 289 km

La découverte des lieux a été douloureuse pour beaucoup lors de la dernière édition. En début de spéciale, les dunes se suivent et se ressemblent, posées par milliers dans un interminable champ de sable capable de déstabiliser les meilleurs techniciens. Dans le sens inverse, Stéphane Peterhansel et « Nani » Roma, tous deux docteurs ès-franchissement, y ont laissé chacun près d’un quart d’heure, au risque de perdre les deux premières places du classement général. Et le niveau de difficulté sera encore plus élevé cette année ! Sur l’étape reine de la première semaine, la partie est encore plus pimentée pour les motards : ils frissonneront sur une pente de 2 kilomètres, dont le pourcentage relègue la descente d’Iquique au rang de gentil toboggan pour enfants.

Étape 5 Arequipa - Arica

·         Liaison : 275 km

·         Spéciale : 136 km

 

Un départ relativement tardif permettra aux plus laborieux de combler le retard pris la veille, ainsi que d’encaisser le changement d’heure au programme du jour. Pour cette étape de transition qui verra le Rallye entrer au Chili, le contraste sera visible à la fois sur le diaporama des paysages et sur les moyennes enregistrées à l’arrivée. Les pistes qu’emprunteront les motards ne ménagent pas les bras : l’environnement est propice à l’attaque, mais les passages caillouteux et les rios à traverser par endroits calmeront les ardeurs. Sur quatre roues, on sillonnera également entre les premiers reliefs, de vallée en vallée… les yeux des copilotes scotchés sur le road-book.

Étape 6  Arica - Calama

·         Liaison : 313 km

·         Spéciale : 454 km

Pour la première spéciale disputée sur le territoire chilien, il s’agit d’un retour dans le désert d’Atacama : le sable et les dunes occupent les deux tiers de la distance. Mais le chrono sera déclenché sur deux portions distinctes, la dernière prévoyant des retrouvailles peut-être moins joyeuses… avec le fesh-fesh. Au total, la journée promet d’être très longue, à un stade où les organismes commencent à encaisser le manque de sommeil, surtout chez ceux qui ont connu quelques péripéties. En tête de course, une hiérarchie déjà crédible se dessine, les vrais prétendants au Top 10 sont connus.

Étape 7 Calama - Salta

·         Liaison : 586 km

·         Spéciale : 220 km

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L’ascension de la Cordillère des Andes se fera au petit matin, emmenant en liaison et en convoi l’ensemble des pilotes et équipages jusqu’à un record d’altitude de 4 975 m, atteint au col le plus haut de toute l’Argentine. Sur la spéciale, l’aiguille de l’altimètre oscillera entre 3 400 m et 4 000 m, mais celle du compteur ne devrait descendre que très rarement en-dessous des 100 km/h, malgré les pertes de puissance qui toucheront tous les véhicules. Toujours côté chiffres, le thermomètre indique en cette saison et à l’altitude la plus élevée une température moyenne de 15 degrés. La plus grande difficulté tiendra en définitive à la gestion de l’effort pour les motards, qui seront accueillis dans un bivouac déporté pour la première partie de leur étape marathon.

 

Étape 8 Salta -San Miguel de Tucumán

 

·         Liaison : 247 km

·         Spéciale : 491 km

La route de Tucuman sera divisée en deux secteurs chronométrés aux caractéristiques variées. Entre cheminées de fées, canyons et cactus, les concurrents retrouveront le rouge et le vert du plus beau théâtre naturel d’Argentine, qui défile ainsi sur plus de 150 km dans une ambiance de western. Sur la deuxième portion chronométrée, disputée sur un terrain totalement inconnu du Dakar, le contraste se verra sur les pistes, plus sablonneuses et parfois piégeuses. Il pourrait aussi se ressentir au rayon des conditions climatiques, si le vent se mêle aux fortes chaleurs qui sévissent sur la région. La journée de repos aura rarement été autant méritée, spécialement pour les motards qui achèveront leur étape marathon.

Étape 9 San Miguel de Tucumán - Córdoba

·         Liaison : 259 km

·         Spéciale : 593 km

La reprise est dédiée aux camions, qui se départageront sur une seule des deux parties de la spéciale, mais auront le rare privilège d’ouvrir la piste. Avec un profil plutôt roulant, l’étape favorise les experts de la trajectoire. Dans les autres catégories, le doublement de la distance correspond en même temps à l’ajout d’une partie beaucoup plus technique, où les pilotes négocieront notamment les virages en forêt. Gare aux arbres, donc, sachant que les camions d’assistance rapide n’auront pas accès à ce parcours. Cet état de vigilance extrême doit être maintenu sur la distance : il s’agit pour tous les autres véhicules de la plus longue spéciale du Rallye.

Etape 10 Córdoba - La Rioja

 

·         Liaison : 279 km

·         Spéciale : 357 km

Les virtuoses du guidon et du volant seront les plus à l’aise sur l’exercice du jour. Si les autos et les camions seront séparés des motos et quads, les caractéristiques de leurs programmes respectifs sont similaires. On alterne ici le sinueux et le rapide, au rythme du passage de secteurs boisés à des plateaux beaucoup plus dégagés. Le tout dans un décor qui peut par endroits rappeler l’Irlande aux esprits les plus ouverts !

 Étape 11 La Rioja - Fiambalá

 

·         Liaison : 262 km

·         Spéciale : 221 km

Il arrive que rien ne se passe du côté de Fiambalá ! C’est tout de même très rare. Et il a fallu que la pluie vienne améliorer la portance de ce redoutable sable blanc pour que les véhicules du Dakar 2012 passent sans trembler ni caler dans ce haut lieu du tankage et de la surchauffe. Car en moyenne, ces dunes aux contours si accueillants peuvent aussi réserver les surprises les plus désagréables. Tout est possible à Fiambala, y compris dans les nouveaux cordons de dunes au programme. Avec un retour au sable, le Rallye rentre dans une troisième séquence, où chacun devra adapter son pilotage et son approche globale du terrain : les moins attentifs s’exposent aussi à des erreurs de navigation qui se payent cher.

Étape 12 Fiambalá - Copiapó

·         Liaison : 396 km

·         Spéciale : 319 km

On enjambe cette fois la Cordillère dans le sens est-ouest, par le Paso San Francisco, pour replonger dans le désert d’Atacama et goûter à tous les types de difficultés qu’il peut poser en Rallye-Raid. Les grosses portions de dunes sont situées en plein cœur de la spéciale : il faudra y escalader des « cathédrales » et éviter de se poser dans des cuvettes tout aussi grandes. Sur les pistes, la partie ne sera pas plus aisée, les rochers et cailloux, même dispersés, pouvant stopper net les plus rapides. Ceux qui rejoindront Copiapó sur un sans-faute auront marqué de précieux points dans la bataille finale.

Étape 13 Copiapó - La Serena

·         Liaison : 294 km

·         Spéciale : 441 km

 

L’emploi du temps tient compte des spécificités météorologiques du quartier. Le « Camanchaca » domine en maître en première partie de matinée. Ce n’est donc qu’après dissipation de ce brouillard tenace que les premières motos partiront à l’assaut des dernières dunes du Rallye. La partie sablonneuse, où un hold-up est encore jouable, représente le tiers de la spéciale. Pour entrevoir la fin du match, il faudra ensuite mettre le cap au sud, sur de larges pistes où peuvent toutefois se dissimuler des pierres briseuses de rêves. Une fois à La Serena, le dernier bivouac du Rallye pourra servir de cadre au partage du butin. 

Étape 14 La Serena - Santiago

·         Liaison : 502 km

·         Spéciale : 128 km

Pour rejoindre la capitale du Chili, les héros du Dakar 2013 doivent encore garder leur concentration sur de belles pistes roulantes, où le plaisir du pilotage s’ajoutera à la perspective du devoir accompli. À l’issue d’un trajet routier, les pilotes seront attendus sur un parcours spectacle d’une poignée de kilomètres, où ils pourront régaler les spectateurs de glissades et de sauts. Un avant-goût de la grande séquence émotion organisée le lendemain face au Palais de la Moneda, sur la Plaza de la Constitución.

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